Ecole Paul-Fort de Verrières-le-Buisson (Essonne)
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HISTOIRE

Deux élèves de CM2 relatent un épisode historique de la Deuxième République (1848) : l'abolition de l'esclavage. Cette abolition, c'est avant tout l'oeuvre d'un homme: Victor SCHOELCHER.

Ce travail a été écrit à partir du film TV "Victor Schoelcher" (1998) de Paul Vecchiali avec Jacques Perrin dans le rôle titre et une recherche iconographique sur internet.



Un grand homme du XIXe : Victor Schoelcher

« La liberté est un droit sacré, nul ne doit en être privé ». Victor Schoelcher

Victor Schoelcher était un riche bourgeois. C'était un homme politique français et également un abolitionniste de l'esclavage d'origine alsacienne, né à Paris le 22 juillet 1804.

En 1848, Louis-Philippe est détrôné. Lamartine et Arago participent au gouvernement provisoire de la République

Victor Schoelcher profite de l'avènement de la République pour demander l’abolition de l'esclavage mais ses amis ministres disent qu'il y a des priorités plus importantes, plus urgentes comme instaurer le suffrage universel ou faire quelque chose pour les enfants maltraités. Les ministres proposent un débat contradictoire entre Monsieur Schoelcher et des colons.

Victor Schoelcher invite des personnalités à prendre part au débat : comme Charles Baudelaire, Alexandre Dumas, Balzac et même Victor Hugo. Il invite également un ancien esclave : un «nègre».

Lors de ce débat, il déclare : "Tant qu' une seule personne se bat pour une cause, celle-ci n'est jamais perdue", "L'Africain ne nous a rien fait". Les colons répondirent alors : "Le noir doit servir le blanc, Dieu l'a voulu ainsi."

Mais Victor Schoelcher connaît de nombreux arguments pour défendre cette cause : "Vous dites cela car le noir est nécessaire à la richesse du blanc. Quand il devient esclave, le noir perd son nom, sa mémoire, sa conscience d'africain et sa culture or la culture, c'est l'identité".

Les planteurs, colons ou esclavagistes répondent : "Le noir n'a pas de culture".

Quelques instants plus tard, les colons disent : " Le débat est clos ". C'est alors qu'intervient Lamartine, il proclame : " Si le débat se finit ainsi, et que l'esclavage n'est pas aboli, je démissonne." Cette nouvelle fit pression sur les colons et les ministres. Ils décidèrent de continuer le débat.

Le débat continuant, Victor Schoelcher poursuit : "On dépeuple l'Afrique afin d'avoir des bras pour cultiver". Même en France, des enfants français de 6 à 8 ans travaillent comme des bêtes aux manufactures, c'est de la torture !"

Puis les colons et les ministres écoutent des comptes rendus de justice :

- Un colon tue deux de ses esclaves (il est acquitté, libéré)

- Un nègre est attaché à un boeuf mort. Après cinq jours d'agonie, il meurt. Le colon qui a fait cela a été acquitté.


Victor Schoelcher commente : "Ce système nous incite à la cruauté ! »

Lamartine, lui aussi commente : " Les noirs sont nos frères, ils appartiennent aussi au genre humain, les « nègres » doivent être libres ! »

Voici quelques exemples de châtiments que les noirs subissaient quand ils volaient une bouteille de vin, etc…
Le châtiment des esclaves


Selon les colons, par racisme, les « nègres » ne sont pas mûrs pour la liberté car ils ne savent rien.

C’est alors qu’Alexandre Dumas arrive à l’Hôtel de Ville et fait partir le Peuple de Paris. Ce peuple est en colère parce qu’on s’occupe des « nègres » au lieu du peuple !

Schoelcher désespère car il a cru pendant 25 ans qu’il pourrait abolir l’esclavage. Schoelcher lance alors un dernier argument avant que les ministres votent : « La liberté est un droit sacré, nul ne doit en être privé »

Les ministres partent voter et l’esclavage est aboli !

Marion et Céline

Pour aller plus loin

  • L'abolition de l'esclavage, le combat de Victor Schoelcher. Et aujourd'hui ? - SENAT JUNIOR



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